Boston, port de l'angoisse

Et si la victoire à la Pyrrhus était celle de dimanche soir ? L'hypothèse avait été évoquée au soir du match 1, avec l'inquiétant état du genou de Paul Pierce, héros de la première manche. L'ailier vedette des Celtics va bien. Il l'a martelé toute la soirée avec 28 points, 8 passes et 4 rebonds, et désormais 7/8 à trois points depuis le début de la finale. Boston a de plus gagné le match 2 face aux Lakers, 108-102, et se rendra donc à Los Angeles pour la troisième manche avec un viatique sympathique.


Le sursaut des Lakers

Mais au-delà de la réalité mathématique, de l'avantage du terrain conservé, Boston a raté une énorme occasion d'enfoncer copieusement la tête sous l'eau à son adversaire. Seule la victoire compte, paraît-il. Mais les Celtics ont aussi laissé les Lakers revenir dans la partie et repartir de Boston avec un capital confiance bien plus rempli que quelques instants plus tôt. La faute à une fin de match complètement bâclée qui a bien failli tourner au drame pour les hommes de Doc Rivers. A 95-71 à 7'50" de la fin, l'heure était à la joie et à la décontraction.


L'angoisse suivait un peu plus tard après un incroyable 31-9 passé par les visiteurs soudainement en rythme en l'absence de défense. A 104-102, Paul Pierce trouvait un reste de maîtrise pour arracher deux lancer-francs de plus, les 37e et 38e des Celtics (contre 10 pour les Lakers) et arracher une victoire angoissante, mais le mal était fait. La démonstration s'était presque retournée contre les donneurs de leçon. «Leon Powe a plus de lancer-francs en quinze minutes que toute notre équipe réunie, tonnait Phil Jackson, l'entraîneur des Lakers. C'est ridicule. Complètement invraisemblable...»


Seize passes décisives pour Rondo

Auteur de 21 points en seulement 14 minutes (6 sur 7 aux tirs, 6/9 aux lancer-francs), Leon Powe avait totalisé 18 minutes de jeu lors des six derniers matches. Lancé au feu en raison des fautes rapides d'un Kendrick Perkins handicapé par une entorse de la cheville seulement endormie par une piqure de cortisone, cet intérieur explosif avait fait basculer le match par son énergie contagieuse dans la deuxième période. Dans son sillage, Boston faisait déjà la fête, rythmé par les chants des fans, "Beat L.A, Beat L.A". A l'instar du match 1, la défense de Boston avait une fois encore étouffé le jeu offensif de Los Angeles, et si Kobe Bryant (30 points, 11/23 aux tirs) avait un peu donné l'illusion, cela était loin d'être suffisant pour arrêter la vague blanche et verte des Celtics.


Et puis, Boston a relâché la pression un peu tôt et a presque donné vie au plus invraisemblable comeback de l'histoire des finales. «Je ne dirais pas qu'on a survécu... Mais on n'est pas content de notre intensité en fin de match. On prend la victoire, mais on a aussi appris des choses ce soir», soulignait Kevin Garnett avant de souligner la gigantesque production de Powe et de Rajon Rondo, auteur lui de 16 passes décisives et plus que jamais maître à jouer des Celtics. Longtemps humiliés, les Lakers ont finalement terminé la soirée sur une touche d'espoir. Sauront-ils la faire fructifier mardi au Staples Center, où ils n'ont pas encore connu la défaite en huit matches de play-offs ? «On va ramener cette fin de match à la maison», assurait Bryant.

# Posté le lundi 09 juin 2008 11:53

Pierce porte les Celtics

Pierce porte les Celtics
Boston a remporté la première manche de la finale NBA (98-88) devant Los Angeles et les Celtics peuvent dire un grand merci à Paul Pierce et peut-être aussi se préparer au pire. Merci, car Pierce s'est fendu de 22 points, à 7/10 aux tirs, dont 3/4 à trois points. Dont 15 points dans une troisième période forte en émotions, avec la blessure au genou de ce même Pierce, touché par son propre coéquipier Kendrick Perkins, au grand effroi des 18 000 spectateurs...


Tel Willis Reed lors de la finale 1970 entre Knicks et Lakers, Pierce (Photo Reuters) effectuait un retour triomphal quelques minutes plus tard après un angoissant départ au vestiaire sur une chaise roulante. Même une entorse du genou droit ne pouvait pas le priver de sa première finale NBA. Sa prestation dans les minutes suivantes s'avérant capitale sur la rencontre. Le n°34 des Celtics enchaînait deux paniers à trois points pour mettre la salle en transe et donner un peu d'air à son équipe (75-71), avant d'aller souffler, non pas sur le banc, mais sur un vélo d'échauffement pour éviter de laisser son genou refroidir.


Pierce souffre désormais officiellement d'une blessure au ménisque du genou droit dont la gravité sera décidée à froid dans les prochaines heures. «Quand je suis tombé, j'ai entendu mon genou claquer, j'ai cru que j'avais déchiré quelque chose, que tout était fini, commentait-il après une seconde mi-temps statistiquement parfaite (19 points à 6/6 aux tirs, dont 3/3 à trois points). J'ai eu très mal, et même encore maintenant. Mais j'avais besoin de revenir sur le terrain pour aider l'équipe. C'est la finale, je veux jouer.»


Bryant trop perso

Dans ce maelstrom d'émotions, les Lakers perdaient leur jeu et un rythme qui leur avait donné six points d'avance à la pause (45-51), guère aidés par un Kobe Bryant apparemment décidé à écrire le dénouement à lui tout seul. La star des Lakers (24 points à 9/26 aux tirs) s'enferrait dans la défense adverse à la recherche de la fluidité perdue, entraînant son équipe vers sa chute. A 38 ans, P.J. Brown, un joueur recruté par Boston au milieu de la saison, ajoutait sa défense aux débats pour finir de faire basculer la rencontre. Dominés au rebond (46-33), les Lakers perdaient de plus leur adresse dans le dernier quart-temps (5/20) pour finalement concéder la première manche.


«Notre rythme n'était pas ce qu'on voulait, admettait Bryant. On a presque joué assez bien pour voler un match. Mais notre adresse n'était pas là. A commencer par moi. J'ai raté plein de tirs très faciles. On a deux jours pour rebondir dans le match 2.» Après 21 années d'attente à ce niveau, les retrouvailles de deux géants n'ont pas déçu. «Après la blessure de Paul, on aurait pu aisément se laisser aller, concluait l'entraîneur de Boston, Doc Rivers. Mais au lieu de ça, on a même connu une bonne période. L'équipe a refusé de paniquer et ensuite Paul est revenu.»


Pour la première fois depuis le début des play-offs, les Lakers sont donc menés au score. Pour la première fois dans l'histoire des Celtics, ceux-ci disputent une finale NBA sans la présence de Red Auerbach, le grand artisan de leurs 16 titres de champion. Décédé l'an dernier, "l'homme au cigare" n'est plus sur son siège (section 12, rangée 7, siège 1). Vu le dénouement de ce premier match, nul ne doutait à Boston de l'importance de sa présence spirituelle.

Vidéo du match: ici

# Posté le vendredi 06 juin 2008 12:21

Champion?

Champion?
Qui sera sacré en NBA?

# Posté le samedi 31 mai 2008 02:37

Les Lakers filent en finale

Les années paires ne réussissent décidément pas aux Spurs. Vainqueurs du championnat en 1999, 2003, 2005 et 2007, les Texans ont été éliminés en finale de Conférence par les Los Angeles Lakers qui retrouvent une finale qu'ils n'avaient plus disputée depuis 2004. A domicile, les Californiens se sont imposés dans le match 5 (100-92) et remportent la série 4-1. Au pied du mur, les Spurs avaient pourtant bien commencé la partie, menant même de 17 points au début du deuxième quart-temps. Mais peu à peu, les Lakers ont haussé leur niveau de jeu, et Kobe Bryant (photo Reuters) a une nouvelle fois sauvé les siens. Auteur de 39 points, il termine de loin meilleur marqueur. Tony Parker n'a rien à se reprocher. Il a inscrit 23 points et pris 3 rebonds. La France sera représentée par Ronny Turiaf en finale (1 pt, 3 rebonds, 5 mn de jeu).


Les joueurs de San Antonio vont peut-être regretter le premier match de la série. En tête avec vingt points d'avance dans le troisième quart-temps, ils avaient pourtant perdu la rencontre 89-85. A moins qu'ils ne se repassent en boucle l'image de la faute sur Brent Barry lors du match 4. L'arrière des Spurs avait été percuté par un joueur des Lakers sur la dernière possession de balle. L'arbitre n'avait pas sifflé les trois lancers francs que méritait cette faute, ce que reconnaissait d'ailleurs après coup la NBA. Et les Spurs ne s'étaient inclinés que de deux points. Malgré tout, le coach des Texans, Gregg Popovich a salué la performance des Lakers à l'issue de la rencontre : «Les Spurs ont affronté une meilleure équipe. C'est tout. La meilleure équipe l'a emporté. Il y a sept matches, vous en gagnez quatre, vous êtes meilleur que l'autre».


Si Gregg Popovich tient ce discours, c'est sûrement qu'il sait que ses joueurs n'ont pas fait preuve d'assez de régularité pour décrocher une place en finale du championnat. Jeudi soir, ils ont une nouvelle fois mené avant de se faire reprendre. Dès le début de la partie, ils ont su profiter d'une extrême maladresse des Californiens (29% de réussite contre 63% pour San Antonio) pour prendre le large. A 1'30 de la pause, les Spurs menaient de plus de 12 points. Ils regagnaient finalement les vestiaires avec une avance réduite de moitié (48-42), la faute à une fin de période cafouillée.


Les Lakers se verraient bien revenir aux années 80

A l'entame du quatrième quart-temps, les deux équipes étaient au coude-à-coude : 64-63 pour les Lakers. Et puis Kobe Bryant est arrivé, emmenant dans son sillage Pau Gasol. L'un inscrivait 17 de ses 39 points dans l'ultime période pendant que l'autre collectionnait les rebonds (19 au total) et signait sa meilleure stat en play-offs dans ce secteur.


En fin de match, alors que les joueurs de Phil Jackson recevaient le trophée de champion de la Conférence Ouest, Tony Parker analysait très brièvement cette défaite : «Les choses ne sont pas allés comme on voulait. Ils ont mieux joué. Il faut leur rendre hommage. On est déçus évidemment car on avait une belle opportunité». Une attitude qui contrastait avec celle de l'autre frenchie du match, Ronny Turiaf qui disputera pour sa deuxième année en NBA sa toute première finale : «Pour l'instant, je ne réalise pas mais le jour du premier match ou la veille, je vais sûrement avoir le ventre noué.» Derrière les joueurs, le public du Staples center affichait sa préférence quant à l'adversaire que Los Angeles devrait défier dans une semaine. «We want Boston», scandait-il. Dans l'autre finale, les Celtics peuvent se qualifier dès vendredi soir en cas de victoire à Detroit. Boston - Los Angeles. Un retour aux années 80. En dix confrontations, les Celtics se sont imposés les huit premières fois. Les Lakers les deux dernières. C'était en 1985 et 1987.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 03:00

Final nba

Final nba
Qui ira en final nba?

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:21