Désolé pour le copier / coller mais ce soir je manque de temps pour cause de Demi finel de Coupe du Sud - Ouest . Désolé!
Après leur déroute du Game 5 à LA, les Rockets refusent de lâcher la série à domicile et dictent leur loi dans le Texas pour s'imposer de façon autoritaire 95-80. Sur les ailes d'un Luis Scola ébouriffant, Houston pousse Los Angeles vers le match décisif. Héroïques en défense, à l'image de Shane Battier, brillants en attaque, les joueurs de coach Adelman ont a nouveau fait plié les Lakers. Les hommes de Phil Jackson ont quant à eux renoué avec leurs mauvaises habitudes, à savoir un gros laxisme défensif et peu (ou pas) de jeu collectif en attaque.
Luis Scola montrait d'entrée que les matches couperet ne lui font pas peur. Il en a effectivement vu d'autres. L'argentin est finalement le plus expérimenté des Rockets. Il prenait son équipe sous le bras et tous allaient au charbon. Battier montrait l'exemple en défense et les Rockets sortaient un très gros début de match. Houston menait 17-1 après moins de 6 min dans ce game !
Rebond, remontée de balle, distribution de caviar et de pains, finition, le champion Olympique se chargeait de tout, plantant 14 pts dans la période (21-3). Les Lakers daignaient eux aussi descendre à la mine. Kobe arrachait difficilement quelques points, Farmar plantait deux fois à 7m23 et LA respirait. La tornade initiale semblait passée et les Lakers pouvaient commencer à envisager de s'y mettre. Il était temps.
Mais les Lakers ne formaient décidément pas une équipe en ce début de match; Kobe, comme un « vulgaire » croqueur, était reparti dans ses délires solistes. Du coup, la remontée entamée ne se confirmait pas (33-19 après 3 min dans cette période).
Ça empirait même au moment où Von Wafer envoyait deux bombes d'affilée from downtown. Le scénario du game 4 semblait se remettre en place (42-25 et 5′43 à jouer). Beaucoup de un contre un, pas de mouvement sans ballon, LA n'avait franchement pas pris ce match par le bon bout.
Il faut dire que Battier et ses boys s'employaient en défense. Scola reprenait le boulot en attaque et les Rockets gardaient la tête. Les arbitres se sont alors mêlés à la fête et quelques coups de sifflet bien « fumés » ont rendu cette fin de mi-temps bien brouillonne. Aaron Brooks remettait de l'ordre en terre texane, d'un joli three à trois secondes du buzzer et tout roulait pour Houston (52-36). Scola a plané (18 pts, 9 rbds à la pause), les Lakers ont ramé (31% aux shoots, 6 ballons vendangés, seulement 5 pds et une défense suspecte).
Une remise de pendules à l'heure plus tard, les Lakers sont revenus sur le parquet avec d'autres intentions. Bryant se décidait à rejouer comme un MVP, impliquant ses équipiers, tirant ses gars plutôt que la couverture à lui. Ça fonctionnait (54-50 après 7 min). LA passait bien un 14-2 à Houston. Les Lakers reprenaient des couleurs de vice-champions.
Mais Luis « Latin Taffeur » Scola ne l'entendait de cette oreille, s'ébrouait, poussait deux, trois cris gutturaux et repartait à la guerre. Globalement, les débats se sont équilibrés, même si Houston a repris un avantage de +9 en fin de période, emmené par ses tauliers Artest, Scola et Brooks. A LA, Odom émergeait, Gasol se souvenait qu'il y avait match ce soir et Kobe chauffait (11 pts dans cette période, 27 au total après trois quarts). 74-75 après 36 min.
En début de 4e quart les joueurs de LA shootaient toujours très mal, mais leur belle présence au rebond offensif leur permettait de rester dans le match. Artest rentrait au bon moment un 3-pts qui redonnait dix points d'avance et de l'élan à ses mates. Un vrai tournant. Landry validait son excellent match en répondant présent dans les dernières minutes et, comme Brooks était toujours aussi insaisissable, les Rockets semblaient sur la bonne voie (toujours +9, avec moins de 5 min à jouer).
Kobe est alors retombé dans ses travers, entraînant les Lakers dans un triste ballet. En face, l'euphorie gagnait les Rockets et Brooks enquillait deux jumpers à 5 mètres. +13 et 2′36 à jouer. Les Lakers n'y arriveraient pas. Le temps filait sans que LA puisse recoller. Cet écart allait être rédhibitoire et Houston tenait son match 7.
On pourra dire au final que Kobe a tout tenté. Barillets vidés : 31 pts mais 11/27 et seulement 4 pts en 4ème quart. Il aura quand même ajouté 3 pds et 3 contres. A-t-il oublié ses collègues ? Ont-ils, eux, tout simplement laissé leur envie de jouer en Californie ? Toujours est-il qu'un trio intérieur Gasol-Odom-Bynum tenu à 22 points a de quoi surprendre. Pourtant les trois étaient présents au rebond (respectivement 11, 14 et 7 prises). Farmar a ajouté 13 pts, même s'il a souffert le martyr face à Brooks. Mais globalement difficile de parler de collectif à LA...
En face, Houston livre une perf' héroïque en tournant à huit joueurs. Scola colle 24 pts (à 10/17), 11 rbds, 2 pds. Brooks, la «mouche atomique II » compile lui 26 pts (à 8/13), 3 rbds et 4 pds, Landry ajoute 15 pts (à 6/6) et 9 rbds, livrant un de ses meilleurs matches et Artest finit à 14 pts à seulement 6/17. On n'oubliera pas Shane Battier, monstrueux d'intelligence et d'abnégation en défense. Kobe aurait de quoi raconter sur le sujet